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Dimanche 6 avril 2008

Cette voiture de course anglaise a participé au Grand Prix de l'Automobile Club de France de Dieppe en 1908. Elle termina malheureusement mal classée à cause d'un rapport puissance/poids trop défavorable par rapport à ses concurrentes. 

 
 

AUSTIN GP 1908

En désaccord avec les administrateurs de la firme Wolseley dont il était directeur technique, Herbert Austin démissionna en 1905 pour fonder sa marque l’année suivante. Le jeune constructeur proposa une gamme de modèles allant d’une 7HP monocylindrique à une 6 cylindres de 50 HP. Et pour atteindre plus vite la notoriété, il choisit de disputer les grandes épreuves de vitesse sur le continent, où ne s’étaient risqués jusque-là que Wolseley et Napier.

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Austin prépara 3 voitures de course pour le GP de l’ACF de 1908 couru à Dieppe en les dérivant du modèle de tourisme 50 HP. Le moteur était encore à cylindres séparés assemblés sur un carter commun. Deux magnétos haute tension alimentaient les 12 bougies placées au-dessus des soupapes bilatérales. Sur 3 voitures, 2 étaient à transmission par chaînes et 1 par arbre à cardans, celle de Moore Brabazon.

Régulières mais pas rapides
Les 2 autres voitures étaient confiées à Dario Resta et à Wright. Ce dernier devait abandonner, moteur bloqué, mais les 2 autres pilotes terminèrent en 18ème et 19ème positions à 2 heures du premier ! Trop lourdes, les Austin manquaient de vitesse pour être compétitives : un journal français d’époque les crédite de 1900 kg mais il est plus probable qu’elles pesaient environ 1400 kg soit 300 kg de plus que leurs rivales, ce qui posa de gros problèmes de pneus.

Caractéristiques :
Moteur : 6 cylindres en ligne séparés à soupape bilatérales et double allumage ; cylindrée 9648 cm3 ; puissance 95 ch à 1400 tr/mn
Transmission : boite de vitesse manuelle à 4 rapports ; chaînes ou arbre aux roues arrières motrices
Dimensions : empattement 3 m ; voies avant et arrière 1,36 m ; poids 1400 kg
Performance : vitesse maximale 150 km/h

Fiables et régulières, les Austin GP 1908 avaient un rapport puissance/poids défavorables par rapport à leur concurrentes « continentales ».

 

 

Si vous avez deviné de quelle marque il s'agit, alors envoyez vite votre réponse par e-mail jusqu'au 30 avril 2008 minuit en n’oubliant pas de donner votre nom et prénom pour que votre participation puisse être prise en compte.

par cca.prv publié dans : L'énigme du mois
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Samedi 29 mars 2008
 

AUTO-Biographie

 

Histoire mouvementée de ma B12-Bourguignonne 

 

Avertissement

Ce récit, à la forme romancée, s 'appuie sur des événements réels. Pour ce qui concerne les quatre premières vies de la voiture, je fais appel à la mémoire familiale, à travers une tradition orale qui n'évite sans doute pas quelques déformations... »positives »! Pour sa cinquième vie, c'est plus simple:nous la partageons. J'en profiterai pour raconter sa troisième renaissance...ou plutôt sa dernière restauration.

 

Chapitre I – Catastrophe !...

 

Tout commença dans le milieu des années « vingt » par une visite du marchand de moutons à la ferme de ma grand-mère Françoise. D'ordinaire, il arrivait au pas lent de sa bétaillère hippomobile qu'il laissait « en bas » pour éviter au cheval la grimpette de la cour.

Mais ce matin là, « la Françoise » fût alertée par un rugissement de moteur et des craquements de boîte de vitesse. Pour la première fois, une auto semblait vouloir se hisser jusqu'aux bâtiments posés à mi-côte.

La voiture cala plus qu'elle ne s'arrêta à quinze pas de la porte. Le visage du marchand apparût dans la poussière, cramoisi par l'effort et rayonnant de fierté. 

En prenant le café, l'homme, oubliant les affaires qui motivaient sa visite, raconta ses difficultés à choisir la couleur de sa « magnifique B12 berline luxe ».

Après avoir écarté le « rouge pompier » trop voyant, le « gris artillerie » pas assez, il avait hésité entre le « bleu drapeau » et le « bleu canon de fusil » avant de se décider pour ce dernier... 

Ah!...Monsieur Citroën savait faire vibrer la fibre patriotique dans ces années qui suivirent la grande guerre! 


Dehors, on entendit un « clac » suivi d'un « frtt, frtt- couic, couic » puis d'un « blang » mat et profond qui suspendit la conversation avant qu'un « bling » éclatant ne jette le marchand sur le pas de la porte.

Pétrifié, il vit sa voiture se précipiter en marche arrière sur la barrière du pré aux moutons qu'elle enfonça dans un « crac » sinistre. A peine ralentie, elle bascula dans la « beurdoulée » 1. 

L'espace d'un instant, l'argent des phares et le nickel de la calandre renvoyèrent l'éclat de la lumière froide du matin. 

« La Françoise » accourue à la barrière, vit, seule, la fin du drame: l'auto cabriolait en zigzagant dans la pente. Elle alla s'écraser contre un vieux saule ombrageux qui la renversa d'un coup d'épaule dans la mare. 

Elle envoya un de ses gars chercher le père Mathieu et sa solide paire de boeufs. Lorsque ce dernier arriva, en milieu d'après-midi, il découvrit une scène étonnante: comme c'était un jeudi, tous les gamins du village mais aussi beaucoup de leurs parents, piétinaient autour de la mare, transformant l'endroit en un bourbier impraticable.. 

En paysan pragmatique, le père Mathieu décida d'observer la prudence tout en faisant mine d'écouter ceux qui lui conseillaient de faire tirer les bœufs « à diou et à dia » 2.

On ne réussit pas à extraire la voiture de sa gangue boueuse...
 

Le propriétaire, dont l'amour propre et le moral étaient totalement détruits, abandonna l'épave en compensation des dégâts causés à la ferme.3 

La magnifique B12, berline luxe, venait de terminer sa vie; pardon, sa première vie. 

Des témoins dignes de foi, affirmèrent qu'une étrange lueur brillait dans les phares lorsque le soir tomba...

Une autre petite lueur clignotait déjà dans la tête de « la Françoise ».

Mais ça c'est une autre histoire! ...
 

Vous la découvrirez au chapitre II 

« la carriole de la Françoise ». 

à suivre... 

Henri JUST

 

1Beurdoulée : pente raide, petit ravin (patois Bourguignon)

2Tirer « à diou et à dia » (à dieu et à diable): agir sans logique

3La voiture après avoir » largué » son frein à main, avait envoyé la margelle du puits par le fond et enfoncé la porte et le muret de l'enclos des cochons.

par cca.prv publié dans : Restaurations
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