Ois'iv...Oisive...la journée du 20 Juin ne l'a pas été tant que çà...
Debouts aux aurores pour rejoindre le premier rendez-vous à Méry s/Oise, 7 de nos
anciennes se sont dirigées vers Gouvieux, point de ralliement des 14 véhicules participant à la sortie.
Françoise et François, qui avaient minutieusement préparé leur parcours, nous ont
menés sur les routes du Parc Naturel Régional de l'Oise à travers les forêts de Chantilly et de Compiègne.
Destination Rethondes, où dans la clairière, le musée de
l'Armistice présente avec fierté, entre autre, le très célèbre wagon.
Le wagon de l'Armistice est la voiture de chemin de fer dans laquelle furent signés l'Armistice du 11 novembre
1918 entre l'Allemagne, la France et ses alliés, puis celui du 22 juin 1940 entre l'Allemagne et la France, tous deux à la clairière de Rethondes dans la forêt de Compiègne dans l'Oise. Cette
voiture fut mise en service en 1914 par la Compagnie des wagons-lits, affecté au train du maréchal Foch en 1918, exposée aux Invalides puis dans la clairière de Rethondes pendant
l'Entre-deux-guerres. Emmenée en Allemagne après la signature de l'armistice en 1940 et exposée à Berlin, elle fut détruite en avril 1945 par les SS, sur ordre d'Hitler.
Une voiture similaire, issue de la même série de 1913 est exposée dans ce mémorial.
En cette période de commémoration de "l'appel du 18 Juin", il était tout-à-fait
opportun de consacrer du temps à la mémoire de ces hommes qui ont combattu pour notre liberté au prix de leurs vies. Dans ce musée de l'Armistice, les 2 guerres sont retracées dans tout le
dénuement et l'horreur que nos soldats, nos "Poilus", ont traversés et vécu ces tragiques moments.
Ensuite..."A table!" Au sein même de la Clairière, une tente d'époque, sombre,
basse de plafond (les frontales auraient été les bienvenues!) nous a permis de pique-niquer,à l'abri du froid (à peine 14° à la veille de l'été) pour la plupart et d'une petite
pluie...frisante! D'autres, moins chanceux, s'étaient installés aux abords. Mais, pressés par le timing, le repas frugal n'aura pris que 45mn...La visite du château de Compiègne n'attend
pas...
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Vue du château
de Compiègne
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L’origine de la résidence de Compiègne se confond avec celle de la monarchie et remonte à la dynastie
mérovingienne. Après avoir changé plusieurs fois d’emplacement, ce séjour royal trouva en 1380 sa localisation définitive : le roi Charles V fit construire une forteresse qui connut des
agrandissements successifs.
Au XVIIIe siècle, Louis XV décida de reconstruire entièrement le château. De 1751 à 1788, l’architecte
Ange-Jacques Gabriel, puis son élève Le Dreux de la Châtre, réalisèrent un des monuments les plus sobres de l’architecture néo-classique française.
Après la Révolution, Napoléon Ier chargea l’architecte Berthault de remettre le château en état. Il y
accueillit sa seconde épouse, l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, en 1810.
Après la chute du régime impérial en 1870, le château de Compiègne devint un musée national. Une
politique de restitution des états historiques y est menée depuis 1945.
![COMPIEGNE 20.06.2010 102 [800x600]](http://img.over-blog.com/225x300/0/54/31/42/Ois-ivtour-a-Compiegne/COMPIEGNE-20.06.2010-102--800x600-.jpg)
Entièrement refait entre 1782 et 1786, le décor intérieur du château était constitué de boiseries
peintes en blanc, rehaussées de quelques touches de dorure, dans un parti pris de simplicité et de fraîcheur qui convenait à une résidence d’été. Le mobilier a été dispersé au cours des
ventes révolutionnaires de 1795 et il ne reste aujourd’hui que très peu de pièces restituées dans leur état du XVIIIe siècle.
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Compiègne est la seule des résidences impériales à pouvoir présenter aujourd’hui un ensemble homogène de décors et
de mobilier du Premier Empire. Les aménagements, réalisés à partir de 1808 sous la direction de Berthault, vont amener la création d’appartements somptueux aux couleurs vives fortement
contrastées. L’essentiel du décor intérieur est confié à l’entreprise Dubois et Redouté. Pour remeubler un château entièrement vide, on fait appel aux ébénistes Jacob-Desmalter et Marcion, les
soieries étant livrées par les ateliers lyonnais.
Sous le Second Empire, le château de Compiègne n'a pas connu de modifications structurelles profondes, si l'on
excepte la construction de la Galerie Neuve - ou Galerie Natoire - en 1858 par l'architecte Jean-Louis Grisart (1797-1877) et l'édification du Grand Théâtre par Gabriel-Auguste Ancelet
(1829-1895), qui commence en 1867 et restera inachevée. Dans les appartements historiques, le décor a été parfois modifié mais les changements ont surtout concerné l'ameublement qui a été
partiellement renouvelé dans un souci d'éclectisme conforme au goût de l'époque.
Créé au château de Compiègne à l’initiative de Paul Léon, directeur des Beaux-Arts, et grâce aux efforts de Léon
Auscher, vice-président du Touring Club de France, le Musée National de la Voiture et du Tourisme a été inauguré en 1927 par Edouard Herriot, ministre de l’Instruction Publique et des
Beaux-Arts.
Il a pour thème l’histoire de la locomotion routière, depuis les origines de l’attelage jusqu’aux débuts de l’aventure automobile.
La collection, présentée sur 3200 m² de zone muséale, offre des exemples particulièrement riches et variés à travers ses différentes sections :
· L’attelage, avec 75 véhicules à 2 et 4 roues, caractéristiques des usages les plus divers (transport routier et urbain, sport, apparat...) aux XVIIIème et XIXème siècles, complétés par 52
traîneaux et véhicules portés.
· Le cycle, depuis ses origines jusqu’aux premières bicyclettes, au tournant du XXè siècle.
· L’automobile, enfin, avec 31 véhicules représentatifs de ses balbutiements dans les domaines de la vapeur, de l’électricité et du moteur à explosion.
Au sortir de cette visite riche d'enseignements, François nous a proposé une
promenade dans le parc et le jardin des roses, classé "jardin remarquable", mais hélas la pluie a eu raison de notre témérité et c'est avec grand regret que ce projet fut abandonné.
Reprenons nos véhicules pour un retour...épique... où finalement le groupe a éclaté
en 3 ou 4.
L'armée mexicaine en déroute où les téléphones portables ont sonné plus que de coutume! Dommage, car ceux qui
savent lire une carte et une feuille de route se sont régalés de paysages magnifiques!
Mais, le plus contrariant est que nos amis Serge et Wanda, dont la "belle" avait été
capricieuse dès le matin, ont dû déclarer forfait sur le chemin du retour. C'est vers 23h, à bord d'une dépanneuse, qu'ils ont pu regagner leur home, sweet home!
Quant à nous qui avions nulle excuse, nous nous sommes regroupés, derrière l'église
de Gouvieux, pour un pot de retrouvailles et d'adieux tout à la fois.
Nous apprendrons le lendemain que certains se sont vraiment perdus dans la pampa
oisienne et que d'autres ont connu la panne à 2 km de chez eux...!
Tout est bien qui finit bien...Et de ce genre de sortie, on en
redemande!
Compliments à nos organisateurs pour leur patience et leur savoir
faire.
J.L
Retrouvez en
images le déroulement de cette journée.